Intégration des données : Un défi pour les DSI... et un levier de performance pour l’entreprise
Face à la complexité croissante des applications d’entreprise, l’intégration des données détermine directement la performance de leurs systèmes d’information. Pourquoi et comment l’optimiser ?
Le point avec Marcel Lemahieu, expert décisionnel, SAS France.
Quelles sont les entreprises concernées par des problématiques d’intégration des données ?
L’intégration des données concerne surtout les grandes entreprises qui ont un système d’information hétérogène et distribué à l’international. Elles doivent gérer la migration de leurs données depuis des systèmes existants (les ERP ou applications de gestion) vers un nouvel applicatif ERP ou un système décisionnel. Les directions informatiques de ces entreprises doivent souvent mener en parallèle plusieurs projets de migration de données et gérer des flux de données quotidiens. L’industrialisation de ces processus devient alors incontournable, ainsi que le développement d’interfaces spécifiques.
Les DSI sont donc pilotes de ces projets, mais les autres directions sont-elles également impliquées ?
Si les projets de migration des données sont initiés par les DSI, ils contribuent en réalité à diminuer les coûts de mise en œuvre des projets métier, que ceux-ci concernent les systèmes de gestion ou décisionnels. En effet, nous constatons une augmentation considérable du nombre d’interfaces dans les systèmes d’information et, de fait, aucune application n’est autonome en soi. La performance et la productivité des systèmes dépendent de chacune des applications, et de l’optimisation des flux de données entre elles.
Optimiser l’intégration des données conditionne donc la qualité des systèmes : quels en sont plus précisément les bénéfices attendus ?
La migration et l’intégration des données renvoient à cinq composantes essentielles : l’accès aux données ; l’ETL* qui consiste à alimenter un entrepôt ou plusieurs à partir de données extraites des systèmes de gestion ; la qualité et la conformité des données ; leur synchronisation ; et la fédération de données qui permet l’accès aux informations sans créer d’entrepôt spécifique.
L’optimisation de ces composantes offre plusieurs avantages. Tout d’abord, cela permet de constituer un référentiel commun et d’avoir une vue transversale des données de l’entreprise, qui gagnent en qualité et en homogénéité. La traçabilité de l’information est aussi améliorée, ce qui est essentiel pour une meilleure gestion des risques, dans le domaine financier par exemple, ou alimentaire et sanitaire.
Ensuite, il s’agit de réduire les délais à la fois de mise en œuvre et de maintenance des échanges entre les applications, qu’elles soient transactionnelles ou décisionnelles. Ce bénéfice est loin d’être négligeable dans un contexte où les DSI doivent faire face à des demandes croissantes en provenance des directions métier. Rappelons que l’intégration des données constitue 60 à 80% du coût d’un projet décisionnel, et en constitue l’étape la plus cruciale !
Enfin, l’intégration des données augmente la souplesse et la réactivité de l’entreprise face aux changements de ses systèmes.
Pouvez-vous donner quelques exemples de projets d’intégration ?
Pour une entreprise comme EDF par exemple, qui doit constituer ses bases de données commerciales compte-tenu de son changement récent de statut, il faut industrialiser les extractions de données à partir de son système SAP. Cela concernera en 2007 pas moins de 9 millions de clients professionnels auxquels il faut associer des données commerciales.
Dans le domaine bancaire, la Société Générale intègre dans son système les données de reporting issues des campagnes marketing menées. Dans le domaine des télécommunications, on peut citer Orange, SFR et Bouygues Télécom pour l’intégration de données relatives à l’efficacité de leur réseau.
Le secteur public est bien sûr tout aussi confronté à ce type de problématique. Ainsi, l’ANPE, pour ne citer qu’elle, doit intégrer en permanence les données relatives aux demandeurs d’emploi. Enfin, le secteur de la distribution doit également optimiser un grand nombre d’échanges de données entre applicatifs et quasiment en temps réel.
* ETL : extraction, transformation et chargement de bases de données
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L'offre SAS pour l'intégration des données permet de produire une information de qualité en gérant le processus complet de distribution des données depuis un entrepôt de données vers les différentes applications analytiques, ou de migration des données entre applications. Elle permet de capitaliser sur les ressources existantes en terme de machine, données et compétences pour intégrer toutes les sources de données de l'entreprise dans un environnement flexible et facilement maintenable. Pour en savoir plus : http://www.sas.com/offices/europe/france/software/technologies/dw.html |
publié le 11/04/2006

