Strategic Performance Management La courroie de transmission entre stratégie et opérationnel
Longtemps le pilotage de la performance des entreprises s’est fondé sur les seuls critères financiers. Mais la valeur d’une entreprise repose aussi sur des critères immatériels. Cette prise de conscience récente explique la montée en puissance des solutions de Strategic Performance Management, qui structurent le pilotage des entreprises autour d’objectifs transparents et d’indicateurs partagés. Enquête sur une petite révolution en marche dans les pays latins.
Appelons-le SPM, Strategic Performance Management, ou Gestion de la Performance Stratégique. De quoi s’agit-il au juste ? Pour Jean-Christophe Nouveau, responsable des solutions Financial Intelligence chez SAS, le SPM est une « courroie de transmission entre le stratégique et l’opérationnel ».
Une courroie qui intègre les outils classiques du pilotage financier, mais qui les dépasse largement pour faire la part belle à d’autres outils, souvent immatériels, qui permettent de cibler des objectifs plus durables, s’appuyant sur la performance réelle d’une entreprise ou d’une institution.
Objectifs et stratégie
Concrètement, les solutions SPM permettent aux entreprises d’évaluer de façon continue et permanente leur performance en fonction des objectifs stratégiques qu’elles se sont fixés.
Elles interviennent dans la définition de ces objectifs, identifient les sous-objectifs et planifient les tâches et projets permettant de les atteindre ; elles contribuent également à communiquer la stratégie à l’ensemble de l’organisation en fournissant des indicateurs et des tableaux de bord pour suivre l’avancement des objectifs. « Avec le SPM, on n’invente pas le pilotage, mais on le structure », résume Pierre Bousquet, consultant expert en performance management chez SAS.
Une tendance de fond
Spécialiste de l’évaluation des progiciels, la société Yphise a récemment consacré les progrès de ces solutions en y consacrant une étude comparative. « C’est la première fois qu’existent sur le marché des offres matures, complètes, avec une véritable vision de l’entreprise et de ses besoins de pilotage de la stratégie », indique Laurent Mynard, manager des évaluations de progiciels chez Yphise.
L’émergence d’une nouvelle approche du pilotage des performances est due à plusieurs grands facteurs. Tout d’abord, l’accroissement du nombre de fusions-acquisitions implique de repenser les principes de valorisation des entreprises. Ces dernières ont également un souci croissant d’accompagner les changements de façon plus claire, en faisant partager les objectifs aux collaborateurs.
Le secteur public est en pointe, mais les secteurs privés ont déjà emboîté le pas
« Longtemps les pays latins ont été réfractaires à la transparence, mais ils dépassent désormais leurs réticences », souligne Pierre Bousquet, qui note qu’en France les administrations ont été les premières, avec la LOLF, à adopter une mesure globale de la performance. Elles ont eu à cœur de sortir du cadre strictement budgétaire, en tenant compte des besoins des utilisateurs des services publics. Objectifs bien définis, indicateurs partagés et plans d’action mobilisant tous les collaborateurs : tels sont les nouveaux piliers d’une « stratégie opérationnelle ».
Derrière l’outil, un vrai projet d’entreprise
Si le secteur public est en pointe, des secteurs privés comme les assurances ont déjà emboîté le pas. Les solutions SPM peuvent également être utilisées par certains des départements fonctionnels de l’entreprise. Ainsi, les services informatiques justifient de plus en plus leurs budgets en définissant des objectifs clairs assortis d’indicateurs précis mesurant le niveau de service rendu. Les services RH, encore peu informatisés, pourraient suivre la même voie.
Quel que soit le secteur, la mise en place d’une solution SPM va bien au-delà de l’outil en lui-même. « Nous ne vendons pas un produit de reporting, mais un projet de management », assure Pierre Bousquet. Un projet nécessairement soutenu par la direction générale, et qui nécessite en amont une bonne définition des besoins et un travail de pédagogie pour responsabiliser managers et collaborateurs sur les objectifs et les indicateurs.
L’étude comparative Yphise
« En optimisant la conduite des stratégies, les meilleures solutions SPM sont une vraie source d’amélioration de la performance pour les entreprises », estime Laurent Mynard. L’étude comparative menée par Yphise a jugé différentes solutions sur quatre grands axes, en lien avec les gains attendus par les entreprises : définition de la meilleure stratégie, optimisation de la collaboration et de l’efficacité des métiers, supervision de la performance, contrôle et amélioration de la stratégie dans le temps.
Sur les quatre axes d’évaluation, la solution SAS Strategic Performance Management arrive en tête. Yphise pointe notamment la puissance de modélisation de la stratégie, les fonctionnalités collaboratives, la possibilité de mener des analyses prédictives pour déterminer les plans d’action les plus efficaces et la faculté de combiner des méthodes de type Balanced Scorecard avec d’autres plus classiques.
publié le 13/09/2007

