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  • SAS® Activity-Based Management

    Solution combinant des fonctionnalités de mesure et de simulation multidimensionnelles de la rentabilité par produit, service, client, etc. Les entreprises peuvent ainsi avoir une connaissance réelle des coûts et des marges associés à chaque client, produit, service ou processus métier. Pour en savoir plus
  • SAS® for Sustainability Management

    La solution SAS® for Sustainability Management est conçue pour le management d’une politique de développement durable. C’est la première plate-forme d’aide à la décision qui permette d’identifier d’une manière proactive les stratégies innovantes de gestion effective de situations complexes qu’elles soient économiques, environnementales ou sociales tout en préservant les objectifs de performance fixés par les actionnaires.

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Développement durable Vers un nouveau modèle de croissance pour les entreprises

Sous la pression de leurs consommateurs comme de leurs collaborateurs, les entreprises ne peuvent désormais plus ignorer le développement durable. Reste à donner un contenu concret à cette notion devenue fondamentale, et à donner également aux entreprises les outils pour se projeter dans un avenir fondé sur un nouveau modèle. Autant de défis que de nouvelles solutions décisionnelles contribuent à relever, comme le précise Marie-Claude Santon, directeur marketing et communication de SAS France.

De quoi parle-t-on exactement quand on évoque un « développement durable » dans un contexte d’entreprise ?

Le développement durable conjugue trois dimensions : le développement économique, les aspirations sociales et la protection de l’environnement. C’est une ambition indispensable : il s’agit d’ouvrir la voie à une croissance nouvelle, plus respectueuse de l’être humain et de l’environnement.

Au-delà des effets d’annonce, est-ce une véritable préoccupation pour les entreprises ?

De plus en plus. Il y a d’abord des faits, comme le réchauffement climatique ou la nécessité absolue de recycler nos déchets. On constate aussi chez les nouvelles générations un vrai mouvement de fond. Les jeunes diplômés n’ont pas la même vision du travail que leurs aînés, et privilégient de plus en plus les employeurs qui ont adopté une véritable stratégie de développement durable. C’est une pression nouvelle pour les entreprises.

Quels sont les enjeux concrets pour les entreprises ?

Le premier enjeu concerne la dimension sociale du développement durable. Aujourd’hui, les entreprises connaissent des difficultés pour recruter. Pour attirer et fidéliser les talents, il est devenu indispensable de donner des perspectives, de travailler sur des valeurs communes, d’assurer un développement continu des compétences... Cela, c’est du développement durable !

Les collaborateurs sont aussi demandeurs d’initiatives sur le plan environnemental - des programmes de recyclage à l’amélioration du bilan carbone en passant par le développement des voitures hybrides. Il en va de l’image de marque de l’entreprise, en interne comme auprès des clients !

On oppose pourtant souvent croissance et développement durable...

C’est une erreur ! Les trois dimensions du développement durable sont indissociables. La dimension économique est donc essentielle. Il s’agit bien de trouver un autre modèle - avec à la clé de nouveaux relais de croissance.

Peut-on mesurer les effets d’une politique de développement durable ?

Pour une entreprise, gérer son développement durable est bien une question de management des ressourcesC’est l’un des enjeux du moment. Car si les entreprises admettent le développement durable comme une priorité, il leur est difficile d’évaluer ou d’ordonner leurs initiatives. Pourtant, les indicateurs existent. Sur le plan social, on pourra mesurer le turn-over et son impact sur l’activité. Prenez une entreprise qui perdrait chaque année 10 % de sa force commerciale : son chiffre d’affaires s’en ressentirait nécessairement, de même que les coûts de recrutement induits ! Sur le plan environnemental, le bilan carbone est un bon exemple. On peut aussi mesurer les économies d’énergie réalisées.

De façon plus générale, on assiste aujourd’hui à l’émergence de véritables standards, avec les indicateurs du Global Reporting Initiative ou, en France, de l’Observatoire de l’Immatériel, qui permettent de mesurer et comparer les politiques de développement durable.

Que peut apporter le décisionnel en matière de développement durable ?

En matière de développement durable comme ailleurs, l’objectif du décisionnel reste le même : il s’agit d’aider les entreprises à évaluer le plus finement possible les conséquences de leurs décisions. Avec SAS for Sustainability Management, nous proposons d’abord aux entreprises des indicateurs prédéfinis, avec de véritables tableaux de bord du développement durable pour servir des stratégies clairement orientées vers des résultats concrets.

Mais au-delà de la mesure, il s’agit de prévoir. Notre solution, qui intègre tous les apports de l’Activity-Based Management, permet donc d’estimer les coûts et les risques (risques environnementaux, risques financiers...) et de simuler les opportunités pour permettre aux entreprises de décider sur la base de scénarios chiffrés. Ce chiffrage est essentiel - car le développement durable est bien une question de management des ressources.

Comment envisagez-vous le développement durable dans les années à venir ?

Dans quelques années, nous regarderons avec des yeux effarés le modèle de développement sur lequel s’est bâtie toute la croissance du XXe siècle. Comment l’Afrique peut-elle être aussi dépendante du pétrole alors que son potentiel en matière d’énergie solaire est inépuisable ? Dans les entreprises, le développement durable devient une fonction nouvelle, d’une importance croissante, et suscite la création de métiers nouveaux. Le développement durable deviendra progressivement une préoccupation centrale, sur laquelle les entreprises devront rendre des comptes.

Et le mouvement s’accélère d’ailleurs, sous l’effet des préoccupations des consommateurs et des salariés qui font peser une pression croissante sur les entreprises. Ces dernières commencent à se rendre compte également que le développement durable n’est pas une source d’investissements généreux à fonds perdus. Il s’agit d’une source immédiate d’économies et, surtout, un levier formidable de croissance nouvelle.

publié le 18/06/2008